Le décès survenu à Pékin porte le bilan du nouveau virus à 82 morts, avec plus de 2 700 personnes infectées dans tout le pays et des cas constatés dans plus d’une douzaine d’autres pays.

Mongolie a fermé sa vaste frontière aux véhicules en provenance de Chine tandis que l’Allemagne a exhorté ses citoyens à éviter de voyager dans le pays et que la Malaisie a interdit aux habitants de la province centrale du Hubei, où le virus de type pneumonie a émergé, de pénétrer dans son sol.

Signe de l’inquiétude croissante des autorités, le Premier ministre Li Keqiang s’est rendu à Ground Zero pour superviser les efforts de confinement à Wuhan, une ville de 11 millions d’habitants où la maladie est apparue pour la première fois à la fin du mois dernier.

Le gouvernement a bouclé Wuhan et d’autres villes de la province de Hubei, piégeant ainsi des dizaines de millions de personnes, dont des milliers d’étrangers, dans le but de contenir le virus pendant les vacances du Nouvel An lunaire.

Le gouvernement communiste a décidé de prolonger de trois jours cette fête, qui devait initialement se terminer le 30 janvier, afin de limiter les flux de population et de contrôler l’épidémie.

Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis ont offert à la Chine « toute l’aide nécessaire » pour combattre le virus.

Commission de la santé de Pékin a déclaré qu’un homme de 50 ans qui avait visité Wuhan est mort d’une insuffisance respiratoire lundi, 20 jours seulement après avoir visité la ville.

Plus de 700 nouvelles infections ont été confirmées dans le pays, tandis que le nombre de cas suspects a doublé en 24 heures pour atteindre près de 6 000.

Le plus jeune patient infecté était un bébé de neuf mois soigné à Pékin.
A Wuhan, les journalistes de l’AFP ont vu les ouvriers du bâtiment progresser dans la construction de l’un des deux hôpitaux de campagne que la Chine est course à terminer d’ici la semaine prochaine pour soulager les installations surpeuplées et inondées de personnes attendant des heures pour voir des médecins.

Le cinquième jour de quarantaine, les habitants ont crié « Allez Wuhan » de leurs fenêtres, selon des vidéos mises en ligne, et les journalistes de l’AFP ont vu un bâtiment avec les mots allumés en rouge devant le fleuve Yangtze.

« Je m’inquiète de plus en plus chaque jour », a déclaré à l’AFP Do Quang Duy, un étudiant vietnamien de 32 ans en master à Wuhan.

Les craintes se répandent dans le monde
La Mongolie enclavée, qui dépend fortement du commerce avec la Chine, a fermé la frontière avec son immense voisin aux voitures.

Les écoles et les universités mongoles seront fermées jusqu’au 2 mars, tandis que les rassemblements publics impliquant des sports et des divertissements sont également suspendus.

Malaisie a interdit aux visiteurs de Wuhan et ses environsprovince du Hubei. La Turquie a conseillé à ses citoyens d’éviter tout voyage non essentiel en Chine.

En Allemagne, le ministre des affaires étrangères Heiko Maas a déclaré que le gouvernement avait des discussions de crise avec des experts de la santé pour discuter de la propagation du virus.

« Les voyageurs devraient envisager de retarder ou d’annuler tout voyage inutile en Chine », a déclaré M. Maas.
Un vol à destination des États-Unis devrait quitter Wuhan mardi avec du personnel consulaire et quelques citoyens américains. La France prévoit de faire sortir les citoyens de la ville en milieu de semaine. Le Japon ramènera également ses citoyens chez eux.

Belgique, Bangladesh, Inde etEspagne ont déclaré travailler au rapatriement de leurs ressortissants, tandis que l’Allemagne étudie cette possibilité.

L’Organisation mondiale de la santé la semaine dernière s’est arrêtée avant de déclarer que l’épidémie était une urgence mondiale, ce qui aurait pu entraîner des restrictions au commerce international ou aux voyages.

Mais l’organisme mondial a déclaré lundi que le risque mondial lié au virus mortel en Chine était « élevé », admettant une erreur dans ses précédents rapports qui le qualifiait de « modéré ».

Le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, rallye forez s’est rendu à Pékin pour des discussions avec des responsables chinois.
Les marchés boursiers mondiaux et les prix du pétrole ont plongé lundi en raison des craintes liées au coronavirus.

La Chine s’éteint
On pense que le virus s’est propagé aux personnes à partir d’animaux dans un marché de Wuhan qui vendait une large gamme de gibier sauvage exotique.

Dimanche, la Chine a interdit tout commerce d’animaux sauvages jusqu’à ce que l’urgence se calme.
<l'orgelet

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